Ce qu'est la réparation pénale..
Crée par la loi du 4 janvier 1993, et introduite dans l’ordonnance de 1945, la réparation pénale est une mesure éducative où le mineur , auteur d’une infraction , d’un délit, se voit proposer de s’engager dans une démarche restaurative, en réalisant une action, une activité au bénéfice de la victime (on parle alors de ‘réparation directe’) ou dans l’intérêt de la société -(il s’agit alors de ‘réparation indirecte’)-Très concrète , faisant appel aux ressources personnelles du jeune, et à la mobilisation créatrice des intervenants éducatifs, cette intervention judiciaire se place au cœur d’une démarche mobilisatrice du mineur, pour la prise de conscience de son délit et des conséquences pour la victime. Et de la nécessité de réparer, d’une manière ou d’une autre le préjudice causé.
Educative et judiciaire, cette action marque dans la grande majorité des cas, un véritable coup d’arrêt à la délinquance lorsqu’elle est prononcée dès le premier délit commis. –(dégradations, violences,vols, délits routiers).
La mesure éducative de réparation pénale est exercée par les services de la PJJ –(service d’état du Ministère de la Justice)- ou par les services du secteurs associatif habilité.
La mesure éducative de réparation pénale peut être prononcée à tous les stades de la procédure judiciaire.
- Avant poursuites par le procureur et le parquet
- Avant jugement par le juge des enfants
- Ou par le juge d’instruction
- Ou lors d’un jugement
Plus d’un tiers des mesures sont prescrites au titre des alternatives aux poursuites. Dans ce cas l’adhésion du mineur est obligatoirement recueillie, tout comme celle des parents. Les victimes sont particulièrement considérées.
Elles sont informées du type de réparation retenu par le service éducatif. Elles peuvent, si elles le souhaitent, rencontrer les auteurs pour recevoir des excuses directes. Elles sont dédommagées par l’assurance de responsabilité civile des parents, et peuvent être éventuellement tenues au courant des suites données à l’affaire.
Une bonne exécution d’une mesure, prononcée par le parquet conduit généralement à un classement sans suite.
Dans le cas contraire, il y a renvoi devant le jeune des enfants.
Si la mesure est prononcée par jugement comme sanction éducative, son inexécution peut entraîner le placement du mineur.
C’est dans ce cadre juridique que notre équipe – (SAE service d’action éducative)- mène depuis neuf ans, une initiative collective, le Rendez-Vous CIVIC, visant à la réconciliation et à la re-inscription citoyenne des jeunes.
The educational measure of penal repair and the CIVIC meeting
Created by the law of January 4th, 1993 and introduced in the prescription of 1945, the penal repair is an educational measure where the minor, the author of a malpractice, an offence, sees suggesting making a commitment in a restaurative step by realizing an action, an activity to the advantage of the victim (we speak then about “direct repair”) or in interest of the society (it is then about indirect repair).
Very concrete, appealing to personal resources of the young person and to creative mobilization of the educational speaker, this judicial intervention takes place in the heart of a mobilizing step of the minor for the awareness of its offence and of consequences for the victim and of the necessity of repairing, somehow the caused damage.
Educative and judicial, this action marks in the great majority of the cases a real stop in the crime when it’s pronounced from the first committed offence (damages, violence, steals, road offences).
The educational measure of penal repair is exercised by the services of the PJJ (State Service of the Ministry of Justice) or by the services of the authorized associative sector.
The educational measure of penal repair can be pronounced at every step of the judicial procedure.
· Before pursuits by the prosecutor and the public prosecutor's department
· Before judgment by the children's judge
· Or by the investigating judge
· Or during a judgment
More than a third of the measures are prescribed as alternatives in the pursuits.
In this case, the adhesion of the minor is necessarily collected as well as that of the parents.
Victims are particularly considered.
They are informed of the kind of repair selected by the educational service.
They can, if they wish it, meet the authors to receive direct apologizes.
They are compensated by the third-party insurance of the parents and can be possibly informed of consequences given to the affair.
A good execution of the measure, pronounced by the public prosecutor's department generally leads to a classification without continuation.
In the opposite case, there is a return in front of the children‘s judge.
If the measure is pronounced by judgment as educative sanction, its non-fulfillment can cause the investment of the minor.
It’s in this legal framework that our team (SEA - Service of Educational Action) leads for 9 years a collective initiative: the Civic meeting, aiming at the reconciliation and in the re-registration citizen of the young people.